Actualité

26/10 : Affaire Tapie-Crédit lyonnais : l'arbitrage validé 

Des députés contestaient la décision ayant accordé 285 millions à l'homme d'affaires.

L'État avait-il intérêt à ce qu'un arbitrage privé vienne clore le litige opposant le Crédit lyonnais à Bernard Tapie ? Et devait-il accepter que 285 millions d'euros soient versés en réparation à l'homme d'affaires ? À ces deux questions, qui avaient dominé la vive polémique provoquée par la sentence arbitrale en juillet 2008, la justice administrative vient de répondre par l'affirmative, validant donc les conditions de la victoire de Bernard Tapie.

Dans sa décision, le tribunal administratif de Paris considère notamment que « la ministre (de l'Économie et des Finances, Christine Lagarde) n'a pas commis une erreur manifeste d'appréciation» en refusant de faire appel de la sentence arbitrale car, selon le tribunal administratif, «la complexité du litige, sa nature, sa durée et le risque sérieux d'une nouvelle condamnation ou d'une aggravation de la première condamnation» existaient. François Bayrou, Charles de Courson et Jean-Marc Ayrault, qui étaient à l'origine de ce recours, voient donc leurs arguments rejetés.

 

«Un litige de droit privé»

Dans leur décision de 13 pages, les juges administratifs répondent également sur la question de l'argent public engagé pour indemniser Bernard Tapie. «La circonstance que la créance du groupe Tapie sera réglée par un financement public et non par les fonds du Crédit lyonnais (à la suite du redressement de la banque par l'État à partir de 1985) ne peut changer la nature du litige qui est, depuis son origine, un litige de droit privé et non de droit public et qui oppose des parties privées.»

Autre aspect polémique, l'attribution de dommages et intérêts pour préjudice moral à une hauteur record de 45 millions d'euros est, selon le tribunal administratif, motivée par «le comportement anormal de la banque ».

 

20, 40 ou 100 millions ?

Bernard Tapie, dont les liquidateurs du groupe ont déjà touché les fonds prévus par la sentence, se dit satisfait par cette décision. «L'intégralité de la thèse que je soutiens est validée par le tribunal administratif. Cet arbitrage n'était donc, en aucun cas, une combine entre Nicolas Sarkozy et moi-même», lance-t-il.

À ce jour, la somme que touchera personnellement Bernard Tapie à la suite de l'arbitrage n'est toujours pas connue. La totalité, selon ses avocats, serait de 20 à 40 millions d'euros, une fois les calculs d'intérêts et d'impôts réalisés. Le député Charles de Courson - qui envisage d'ailleurs de faire appel du jugement du tribunal administratif - estime que la somme allant directement à l'homme d'affaires sera en réalité de 100 millions.

[lefigaro]


07/07: interview tv mag

France 2 diffuse un portrait de vous...
Bernard Tapie : Je m'en fous. Vous m'appelez pour me parler de la télé alors que c'est le dernier de mes soucis. Je ne la regarde jamais.

En tout cas, elle semble s'intéresser de nouveau à vous...
Bernard Tapie : Si je les écoutais, je devrais passer mon temps à parler du Club Med... Ils vont devoir prendre l'habitude de faire leur vie sans moi. Aujourd'hui, je suis un vieux monsieur et je ne fais plus rien. Comment est le sujet?

Il est plutôt positif...
Bernard Tapie : Il ne manquerait plus qu'il soit négatif!

Les témoins sont nombreux, on y voit notamment deux de vos enfants. On imagine mal qu'ils ne vous en aient pas parlé...
Bernard Tapie : J'en ai un à mes côtés. Nous avons assez de pudeur pour qu'ils ne me disent rien sur ces interviews. Pas un mot. S'ils avaient voulu m'en parler, je n'aurais pas voulu les écouter, et s'ils m'avaient demandé mon avis, je leur aurais déconseillé d'y aller. C'est peut-être pour cela qu'ils ne m'ont rien dit (rires).

Tout le monde se demande si on assiste à votre grand retour ?
Bernard Tapie : C'est vous, la presse, qui avez imaginé un jour que j'étais parti. Je ne me suis jamais barré. Pendant treize ans, j'ai marié Tupolev et la General Electric pour faire un avion, j'ai joué Valence, fait des émissions de radio sur RMC, du théâtre, un long métrage avec Lelouch... La seule vérité, c'est que, d'un seul coup, vous avez arrêté de me gonfler.

Bernard Tapie : Est-ce qu'on voit que mes fils m'aiment bien, dans ce film ?

Oui.

Bernard Tapie : Si l'on voit que nous sommes unis, tout le reste n'a aucune importance. Là, je suis sur un bateau face à Capri avec ma famille. La mer est sublime. Si Tapie était ce qu'on en dit, y compris avec ses bons côtés, il ne serait certainement pas mon ami

07/07: Tapie sur FR2

Je viens de visionner cette émission que j'ai trouvée très intéressante.
Tout d'abord beaucoup d'images d'archives inédites et des témoignages rares: ceux de sa famille (notamment ses parents). On voit bien la montée en puissance de Tapie, avec son entrée sur la scène médiatiques notamment grâce à LePen, qu'il a toujours combatu. En effet il s'est attaqué aux gros poissons, pour gagner gros. Mais son désir de devenir un symbole s'est retourné contre lui: il a éccopé d'une peine de prison "symbolique" (selon De mongolfier, procureur de la république VA-OM). On observe donc sa chute à partir de l'affaire OM-VA et sont entrée en prison qui l'a fait beaucoup réfléchir, notamment sur l'utilisation de la presse.

Pour finir ce léger commentaire (qui sera étoffé plus tard), l'émission s'est terminée par des remarques de Domenach (journaliste qui l'avait interrogé dans A vous de juger) qui sonnaient comme des règlement de comptes.

Bref cette émission était très bonne pour la partie "historique" mais orientée pour la partie recente (depuis 2008)

Merci à bientot ;)

1/07: Commisaire Valence avec B.T. tous les samedis soir sur TMC

27/06: Interview de Tapie: Clube Med et foot.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour « manipulation de cours » dans le dossier du Club Med. Comment réagissez-vous à ce nouvel épisode ?
Bernard Tapie. A partir du moment où une plainte était déposée, l’ouverture d’une enquête préliminaire était mécanique.

Je suis ravi que cette procédure soit engagée. En ce qui me concerne, n’ayant pas à l’époque acheté d’actions, je n’avais aucun intérêt à en faire monter le prix. Mais aujourd’hui, devenu actionnaire, je suis curieux de connaître certains aspects de la gestion du Club. Il faut se méfier des arroseurs arrosés…

Pourquoi avoir choisi le Club Med, une entreprise finalement assez modeste, pour vous relancer dans les affaires ?
Je vous rappelle tout d’abord que le Club vaut 250 millions d’euros et qu’il s’agit d’une réelle institution… J’ai agi avec le Club comme je l’avais fait avec Adidas par le passé. Mais il était indispensable que je sois en accord avec les actionnaires et le management, comme je l’ai toujours été. Or, cette dernière condition n’étant pas remplie, je n’ai pu rentrer au capital comme je le souhaitais.

En avril, vous avez pourtant eu un tête-à-tête avec Henri Giscard d’Estaing, qui était censé régler l’opération. Que s’est-il réellement passé à ce rendez-vous ?
C’est très simple. La réunion a eu lieu chez Alain Minc et fut très courtoise. J’ai posé un certain nombre de questions, j’ai développé quelques idées, mais ils n’ont pas pu répondre à l’interrogation essentielle : quel est l’état des réservations de cet été. On était pourtant fin avril…

Pourquoi la rencontre a-t-elle achoppé ?
Elle n’a pas achoppé à ce moment-là, mais deux ou trois jours plus tard. Nous nous sommes alors aperçus qu’en accélérant une augmentation de capital, qui était probablement prévue, Henri Giscard d’Estaing cherchait surtout à se consolider un actionnariat ami pour le protéger contre toute volonté hostile. C’était ridicule car j’avais été très clair en disant : « Si vous ne souhaitez pas que j’intervienne auprès de vous, je n’insisterai pas. »

Que comptez-vous faire désormais ?
J’ai pris un peu plus de 1 % du capital en précisant que notre prochain rendez-vous serait celui de l’approbation des comptes. Il y aura alors trois solutions. Un : je me suis trompé, la gestion de Giscard est excellente, tout le monde gagne de l’argent, moi compris. Deux : je ne me suis pas trompé, mais les actionnaires perdent de l’argent avec plaisir pour des raisons dont on aura l’occasion de reparler… Là, je revends mes parts et tout va bien. Trois : je ne me suis pas trompé, mais les actionnaires changent d’attitude. Et chacun sera mis devant ses responsabilités. En ce qui me concerne, il ne se passera plus rien jusqu’à l’assemblée générale de décembre prochain. C’est très clair.

Vous parlez, mais avez-vous réellement la surface financière pour investir dans le Club ?
Ma réponse est oui. Mais à mon tour une question : oseriez-vous interroger ainsi François Pinault, Bernard Arnault, Vincent Bolloré ou Martin Bouygues ?

Difficile de croire qu’avec les fonds dont vous allez disposer, le Club Med soit votre seul objectif…
J’ai un grand projet avec mon fils Laurent. Je veux devenir le ministre de la défense des consommateurs (rires). Le consumérisme en France est mal organisé pour répondre aux défis posés par la crise. L’enjeu de cette opération, c’est que sur l’essentiel des dépenses des ménages (logement, voiture, banque, énergie), on parvienne à faire faire entre 20 et 25 % d’économie aux consommateurs. On a terminé le tour de table et Laurent a déjà engagé une vingtaine de collaborateurs. Nous démarrons à la fin de l’automne.

Comment s’appellera cette nouvelle société ?
Un de vos confrères m’a soufflé l’idée la Combine à Nanar, mais Laurent n’aime pas du tout… On verra.

Le cinéma, le théâtre…
Eh bien, je continue à fond au début de l’année. Et je tiens également beaucoup au spectacle avec Dragone (NDLR : Tapie et l’artiste veulent monter une pièce retraçant l’existence de l’homme d’affaires). C’est ça le vrai projet de ma vie.

Le dossier du Club Med est très politique. Il a été dit que l’Elysée serait intervenu. Qu’en est-il ?
Faux. Je n’ai pas abordé ce sujet à l’Elysée, ni avec Claude Guéant ni avec quiconque. Et de la même façon, l’intervention de la Caisse des dépôts n’a pas été dictée par la présidence de la République, pas plus que par le ministère des Finances. Ce dossier a toutes les apparences d’une affaire politique, mais ce n’est pas le cas.

La Caisse des dépôts est intervenue clairement contre vous. Pour quelle raison ?
Sûrement pas contre moi, mais en soutien de Giscard d’Estaing et des relations de son impresario, c’est fort possible…

Quel impresario ?
Mais Alain Minc, voyons.

En ce qui vous concerne, pourrait-on vous revoir en politique ?
Ah ça, non ! Jamais. Et pourtant, j’ai été, selon François Mitterrand, un bon ministre de la Ville, je me suis beaucoup dépensé comme député des Bouches-du-Rhône et comme député européen, mais j’ai tellement morflé après les résultats que vous connaissez que je ne suis pas prêt de recommencer.

Comment jugez-vous le déconcertant feuilleton de l’OM, qui a démarré avec l’éviction de la présidence de Diouf ?
Si, dans l’histoire de l’OM, deux hommes et deux hommes seulement , Marcel Leclerc et moi, ont réussi à s’imposer à la présidence du club et à y imprimer leur marque, il y a une raison… C’est parce qu’à Marseille seul celui qui paye peut diriger. C’est un poste jalousé qui fait énormément envie et qui est redoutable pour les présidents désignés.

Autant dire que Jean-Claude Dassier, le nouveau président, va échouer !
Dassier, c’est un ami et c’était le meilleur choix. Je l’ai dit, je le lui ai dit. Mais il serait peut-être temps de rendre hommage à Robert Louis-Dreyfus qui, à distance et avec son propre argent, s’est engagé à fond et sans qui le club ne serait pas ce qu’il est. Avec un formidable potentiel.

Mais qu’est-ce qui a pris à votre ami Dassier, à peine arrivé, de vouloir faire venir à ses côtés Jean-Pierre Bernès, dont le nom est associé à un mauvais pan de l’histoire de l’OM, que vous connaissez bien ?
J’ai aussitôt dit à Dassier : « Mais tu fais une connerie. Bernès ou pas Bernès, on ne peut pas prendre comme manageur sportif un agent de joueurs (NDLR : ce qu’est aujourd’hui Bernès). Et, en plus, quelqu’un qui est l’agent de Didier Deschamps ! Il y aura des évidemment des conflits. »

Ça commence mal tout ça, non ?
C’est une des péripéties que Marseille a l’habitude de surmonter. Espérons qu’elle ne laissera pas de traces.

Et vous, quand reviendrez-vous ?
Jamais. Il reste le club de ma vie mais pour moi c’est fini.

Le football, c’est fini pour vous ?
Je n’ai pas dit ça du tout. J’ai dit : l’OM, pour moi, c’est fini. Le football, je l’aime trop pour ne pas y revenir un jour.

Vous savez où ?
Je commence à avoir ma petite idée. Il faut que ce soit un club qui n’a pas gagné de trophées depuis longtemps et qui fait du beau jeu.

Ils sont nombreux. Vous pouvez citer des noms ?
Il n’y a absolument rien de fait. Mais si vous voulez des noms : Nantes, Nîmes, Cannes, Nice… et une bonne dizaine d’autres.

Et quand pourriez-vous surgir ?
Pourquoi pas dès cette saison.

[Le Parisien]

Docummentaire inédit sur Bernard Tapie sur France 2 au soir le 6 juillet ;)

18/06: Bernard Tapie : "Je ne suis pas un prédateur"

Bernard Tapie, 66 ans, est-il sur le point de revenir aux affaires ? Après plus de quinze ans d'ennuis judiciaires, et après avoir obtenu gain de cause dans le dossier Adidas contre le Crédit lyonnais, l'ancien chef d'entreprises laisse planer le doute, depuis fin avril, sur ses intentions d'entrer au capital du Club Méditerranée. Il les dévoile au Monde.

Il y a près de deux mois, vous avez manifesté votre intérêt pour le Club Méditerranée. Qu'allez-vous finalement faire ?

Depuis le départ, j'ai toujours dit que je m'intéressais au Club mais pour n'y entrer que de façon minoritaire et en accord avec le management. Cela a toujours été ma philosophie. Je ne suis pas un prédateur. En rendant public la première et unique rencontre, Giscard (Henri Giscard d'Estaing est le PDG du Club Med) m'a fait comprendre que je n'étais pas le bienvenu à ses yeux. Dès lors, mon envie d'entrer dans le capital à une hauteur suffisante pour peser sur la stratégie et la politique devenait impossible.

Vous jetez l'éponge alors ?

Non parce que je suis têtu et que je ne lâche jamais rien. Entre mardi 16 juin et mercredi, j'ai acheté à ce jour 260 000 actions soit un peu plus de 1 % du capital.

C'est finalement beaucoup de bruit pour pas grand-chose. Que pouvez vous faire avec 1 % ?

C'est vous qui le dîtes que ce n'est pas grand-chose. Je n'ai pas dépensé plus de 2,5 millions d'euros pour rien. Mon ambition maintenant est de comprendre toutes les incohérences tant sur le comportement des actionnaires que de certains chiffres et d'autre part, expliquer à ces actionnaires pourquoi je ne comprends par la stratégie menée par Giscard. Mais encore une fois, que ce soit clair : je ne cherche pas de boulot et je ne veux pas la place de Giscard.

Vous êtes vraiment en désaccord avec la stratégie du Club ?

On ne peut pas être plus en désaccord ! Giscard a fait le choix de n'orienter le Club que vers le haut de gamme. C'est une mauvaise idée. Le Club, c'est un concept populaire, festif, convivial. Il doit s'adresser à tous en fonction de leurs moyens. Or, privilégier le haut de gamme, c'est s'éloigner des valeurs du Club. Sans comptez qu'en temps de crise, c'est le moment le plus défavorable pour mener une telle stratégie dans un créneau très concurrentiel.

Qu'attendez-vous alors ?

Il y a trois hypothèses. La première, je me suis trompé. Le Club se remet à gagner de l'argent. Giscard est heureux et moi aussi... parce que j'aurai fait un bénéfice. Je le ferai savoir et je le féliciterai. La deuxième : bizarrement alors que les actionnaires ont perdu 80 % de leur actif en trois ans, ils continuent de l'accepter. Moi et mon 1 % du capital, je la boucle et j'essaie d'en sortir. Enfin, dernière hypothèse, la majorité des actionnaires disent : ça suffit. On obligera Giscard à changer de stratégie.

D'ici les résultats annuels du Club, en octobre, que comptez-vous faire ?

Rien. Encore une fois je peux me tromper. Mais à mon avis, c'est la dernière étape avant le grand réveil. Le Club n'a pas attendu la crise pour perdre la moitié de sa valeur.

Pourquoi selon vous les actionnaires ne diraient rien ?

Parce qu'on est dans la caricature avec des dirigeants cooptés plus par leurs affinités, par leurs corps que par leurs compétences et dont la devise est devenue : quand l'affaire gagne, on gagne beaucoup et quand l'affaire perd, on gagne beaucoup quand même. Ce temps doit être révolu.

Le Club a porté plainte pour fausses informations et manipulation de cours. Vous avez été surpris ?

Coïncidence, la plainte a été annoncée le jour de la publication des mauvais résultats semestriels, elle a juste servi à faire diversion.

Personne n'est dupe ! Faire monter le cours avant d'avoir acheté une seule action mérite plus l'hôpital psychiatrique qu'une enquête de l'AMF (Autorité des marchés financiers). On a tout dit de moi, mais pas que j'étais con ! Le seul moment où le titre est monté, c'est après la fuite du Journal du dimanche le 25 avril relatant ma rencontre avec Giscard. Or, ces fuites ne viennent pas de moi. D'ailleurs, je demande solennellement que le JDD annonce qui leur a dit. Si c'est moi, je lève le secret des sources. Quant à Me Kiejman (l'avocat du Club), pour qui j'ai énormément d'estime et de respect, il a suffi que je touche un cheveu de Giscard pour qu'il pète les plombs. Pour une fois, on ne va pas être du même côté de la barrière et ça m'amuse assez. Sur le fond, tout ce que j'ai dit se trouve dans le rapport annuel du Club dont je ne retrouve aucune trace dans la presse spécialisée. La seule phrase qui pourrait être diffamatoire, c'est : il (Giscard) est fait pour diriger le Club comme moi pour diriger Notre Dame de Paris. Je suis très croyant. Moi je pense que j'en serai capable.

De quels moyens financiers disposez aujourd'hui ?

Le montant de l'indemnité concernant l'arbitrage dans l'affaire Adidas sera connu avant les vacances. Il se montera entre 60 et 80 millions d'euros avant l'impôt dû lors de la distribution des bénéfices aux actionnaires au moment de la dissolution de Groupe Bernard Tapie (GBT). Par ailleurs, le 6 mai, le tribunal de commerce a autorisé la mise en révision des jugements de liquidation de GBT. La vente des actifs réalisés et encaissés - hors arbitrage - se chiffre à 85 millions d'euros. Et comme j'en ai assez qu'on me rebatte les oreilles avec les contribuables, je promets de publier ce qu'il me restera et ce que je leur ai fait gagner.

Revenir aux affaires vous démange. Mais votre discours est-il crédible ?

Evidemment que oui ! Sinon le Club n'aurait pas pris 30 % le jour de l'annonce de mon arrivée. Qu'on arrête ces procès non fondés ! La valeur de toutes les sociétés, en dehors de celles déjà vendues à l'époque et hors Adidas, s'est élevée à 76 millions d'euros. Mais je comprends les interrogations à mon sujet car si je ne savais de moi que ce que je lis depuis des années, j'aurai sur cet individu la même opinion qu'eux.

[Lemonde]


11/06: Club Med porte plainte contre Tapie

La plainte porte sur la «diffusion d'informations fausses et trompeuses et manipulation de cours». Le groupe a annoncé une perte qui a plus que doublé au premier semestre à 22 millions d'euros

La tension monte entre Club Méditerranée et Bernard Tapie. A l'occasion de la publication de ses comptes semestriels ce jeudi, Club Med a déposé plainte contre Bernard Tapie devant le Procureur de la République de Paris pour «diffusion d'informations fausses et trompeuses et manipulation de cours», a annoncé son PDG Henri Giscard d'Estaing. Le 11 mai, la société avait déjà demandé à l'Autorité des marchés financiers (AMF) d'ouvrir une enquête sur les fluctuations de son titre en bourse à la suite des déclarations «contradictoires» selon lui, de Bernard Tapie sur son éventuelle entrée au capital du groupe.

Club Med, excédé par les critiques de Bernard tapie

Les critiques de l'homme d'affaires depuis plusieurs semaines concernant Henri Giscard d'Estaing et la stratégie du groupe, excèdent la société de tourisme. Bernard Tapie estimait que l'augmentation de capital lancée en mai par la société, avec le soutien de la Caisse des dépôts, était une «combine» destinée à «permettre à Henri Giscard d'Estaing de garder sa place». Il avait aussi critiqué la stratégie de montée en gamme du groupe, jugeant que le Club Med était «monté en prix, mais pas en service». Dans une interview à «Libération», Bernard Tapie affirmait que «cette boîte est gérée n'importe comment».

Hier, Bernard Tapie rajoutait une nouvelle couche. Estimant que «cette maison est aussi transparente qu'un bunker», il avait indiqué qu'il attendait «la vérification d'un certain nombre de points» figurant dans ses comptes avant de trancher sur une entrée ou non dans son capital.

Dans un communiqué ce matin, le conseil d'administration précisait que ces «critiques publiques portées par Bernard Tapie (...) ne sont pas conformes, par leur forme et leur contenu à ce qui peut être exprimé sur toute société cotée. Ces critiques constituent un dénigrement de la société et portent atteinte à son image et à son activité. Les préjudices qu'elles sont susceptibles de causer à la société et, de ce fait, à ses actionnaires ainsi qu'à ses collaborateurs, seront appréciés par l'autorité judiciaire compétente. «Les attaques personnelles» formulées à l'encontre d'Henri Giscard d'Estaing sont considérées par le conseil d'administration «comme scandaleuses et dénuées de tout fondement».

Des résultats impactés par la crise mondiale

Club Méditerranée a également dévoilé ce matin ses résultats semestriels. Le groupe accuse une perte nette de 22 millions d'euros au premier semestre de son exercice 2008-2009 clos en avril, contre une perte de 9 millions un an plus tôt. La perte opérationnelle ressort à 9 millions d'euros au 1er semestre, contre un bénéfice de 5 millions d'euros un an auparavant à la même période. Le chiffre d'affaires s'élève à 724 millions d'euros (-4,2%). Les réservations cumulées pour l'été 2009 chutent de 18,3% au 6 juin, par rapport à la même période de l'exercice précédent. La baisse est de 17,4% en Europe, de 18,2% en Asie et de 28,4% aux Amériques.

Henri Giscard d'Estaing souligne que ces résultats, «réalisés dans un contexte de crise mondiale, sont marqués par une nouvelle progression du nombre de clients sur le haut de gamme» et «la progression de la rentabilité opérationnelle des villages». Le résultat opérationnel courant loisirs, l'indicateur de la rentabilité des villages du groupe, a en effet progressé de 7,7% à 28 millions d'euros sur le semestre.

D'autres éléments expliquent également ces reculs : la réduction des capacités de 8,7% pour l'été (mesure prise afin de s'adapter à la crise), les effets de la grippe A sur les voyages, et certains éléments non récurrents comme les coûts de fermeture du village de Bora-Bora (10 millions d'euros) et les coûts de restructuration (12 millions d'euros) liés au plan d'économies du Club Med. Ayant donc de nouveaux éléments en main concernant les comptes du groupe, Bernard Tapie doit rendre sa décision avant le 15 juin.


10/06: Bernard Tapie veut vérifier les comptes avant de se décider

Bernard Tapie attend "la vérification d'un certain nombre de points" figurant dans les comptes semestriels du Club Méditerranée qui seront publiés jeudi avant de prendre une décision sur une éventuelle entrée dans son capital. "Cette maison est aussi transparente qu'un bunker", a déclaré mercredi à l'Agence France-Presse l'homme d'affaires qui avait manifesté fin avril son intérêt pour l'opérateur de villages de vacances et a multiplié les critiques à l'égard de sa direction.

"On est dans la période d'études. On a les éléments qui nous sont communiqués comme tout le monde sur les comptes, il y aura quelques vérifications à faire par rapport à ces comptes", a-t-il expliqué. Interrogé sur son engagement à dévoiler ses intentions avant le 15 juin, il a indiqué : "je communiquerai quand j'aurai pris ma décision". Début mai, le Club Med avait fait état d'une perte avant impôts de 16 millions d'euros sur les cinq premiers mois de son exercice 2008/2009 (novembre à mars). Le chiffre d'affaires a baissé de 5,7 % à 595 millions d'euros sur la même période.

Le groupe d'hôtellerie Accor a annoncé mardi avoir cédé comme prévu la quasi-totalité de sa participation dans le Club Med, soit environ 4 %, au Crédit Agricole pour 10 millions d'euros. Tout comme la Caisse des dépôts (CDC), le Crédit Agricole avait apporté sa garantie à la récente augmentation du capital de 102 millions d'euros du Club Med. L'opération a trouvé davantage de preneurs que prévu et les garanties n'ont pas été exercées. L'ancien ministre de François Mitterrand avait vivement critiqué le soutien apporté par la CDC au Club Med, estimant que cette "combine" visait à "permettre à Henri Giscard d'Estaing (pdg du Club Med, Ndlr) de garder sa place".

[Lepoint]

22/05


15/05: interview de Tapie

Propos recueillis par Yves de Kerdrel | JDF | 15.05.2009 |

INTERVIEW - L’homme d’affaires assure qu’il n’a pas sollicité le soutien de l’Elysée pour son projet de prise de participation dans Club Mediterranée.

Le Journal des Finances : Qu'est-ce qui vous a conduit à tenter, à travers le Club Med, de revenir dans le monde des affaires ?
Bernard Tapie : La dernière fois que j'ai acheté une affaire, c'était Adidas. On ne peut pas dire que je me sois trompé. Depuis, il s'est passé beaucoup de choses qui m'ont tenu éloigné du monde de l'entreprise. Et j'ai trouvé dans le sport, dans le théâtre ou la télévision des activités plus réconfortantes après ce qui m'était arrivé. C'est d'ailleurs mon métier aujourd'hui et je pars en tournée à partir de début octobre pour la pièce Oscar. Il reste qu'à côté de cela je reste un entrepreneur, et je garde un certain instinct pour repérer des entreprises qui disposent d'un fort potentiel.
Sur le dossier Club Med, vous ne détenez toujours pas une action et on vous présente comme une menace pour la société ?
Je me suis dit : Tu reviens dans les affaires. Il faut que tu sois bien élevé. J'ai donc utilisé les services d'un banquier d'affaires. J'ai demandé un rendez-vous à Henri Giscard d'Estaing. J'ai également rencontré Alain Minc. Tout cela de manière courtoise et confidentielle. Et, deux jours plus tard, je découvre tout cela dans la presse. Je pensais que tout le monde respectait le même code de conduite. J'ai voulu être trop bien élevé. Eh bien, je peux vous dire qu'on ne m'y reprendra pas.
Cela veut dire que sur les autres dossiers que vous regardez, vous n'aurez pas le même mode opératoire ?
Sûrement pas. J'ai compris que hélas ! au cours des quinze dernières années, la France n'avait pas changé. On a toujours affaire à un capitalisme de la barbichette, régi par quelques dizaines de personnes qui vivent bien aux dépens de leurs actionnaires. Désormais, je ne demanderai pas leur permission. J'entrerai d'abord dans le capital et je discuterai après. Ce sera le cas dès lors que j'aurai en face de moi des gens qui ne se conduisent pas comme le monde des affaires l'exige.

Vous pensez que c'est le moment d'acheter des entreprises ?
Je pense qu'il se passe deux choses très importantes. D'abord, la crise économique rebat toutes les cartes. Cela, les initiés autoproclamés et qui s'autoprotègent doivent le comprendre très vite. Donc beaucoup de modèles économiques vont être mis à plat. Ce qui crée de facto des opportunités. Ensuite, la France a une grande chance, c'est qu'elle s'est dotée d'un président de la République exceptionnel, qui a une capacité à changer le pays et à le ramener dans le peloton de tête. Peut-être n'y arrivera-t-il pas à cause justement des blocages de notre système. Mais Nicolas Sarkozy est un atout considérable. Et être entrepreneur aujourd'hui en France, c'est pouvoir accompagner le changement du pays.
Certains ont dit que vous étiez soutenu dans le Club Med par l'Elysée...
C'est complètement ridicule. J'ai trop de respect pour le président de la République pour lui demander une aide quelconque. Je n'ignore pas que d'autres sont moins gênés que moi. Mais ce n'est pas ma façon de voir le monde de l'entreprise.

[journaldesfinances]


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Commentaires (3)

3. l'administrateur Le 03/07/2009 à 11:48

@ yacine: je ne vois que l'adresse de son hotel particulier à Paris: 52 rue des saints pères

2. YACINE Le 02/07/2009 à 22:29

Envoyer un e-mail à YACINE
BJ, JE VAIS ALLE DROIT AU BUT, J AI UN PROJET UNIQUE ET TRES INTERRESSANT A PROPOSER A MR TAPIE COMMENT PUIS-JE LE CONTACTER SVP?? MERCI
PS:CE PROJET CONCERNE LE SPORT,L EMPLOI ET LA FORMATION(TYPE ECOLE)
A L AVANCE MERCI

1. GARCIA Le 18/06/2009 à 20:46

Envoyer un e-mail à GARCIA
BONSOIR

Je pense que Mr TAPIE est quelqu'un de bien quoi quant dise ses détracteurs, on persoit chez lui de l'émotion sincére quant il parle d'un enfant malade vue aux informations....

je suis chef d'entreprise et je comprend cette Homme .........
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Dernière mise à jour de cette page le 26/10/2009

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